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Test de jeu / Wii / The Legend of Zelda : Skyward Sword

The Legend of Zelda : Skyward Sword

The Legend of Zelda : Skyward Sword

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Un jeu de la série des Zelda est toujours un évènement attendu de par le monde par des fans irréductibles. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est qu’un Zelda, c’est avant tout une aventure personnelle, et le charme que l’on trouvera à tel ou tel épisode est très souvent inexplicable. Certains adorent The Wind Waker, d’autres le détestent. Et ce n’est qu’un exemple qui fait qu’un test est toujours hautement subjectif, et que celui d’un Zelda l’est encore plus que de coutume.

Les origines d’une Légende

Vous l’avez donc compris, même si ce test tiendra compte des qualités intrinsèques du jeu, il sera aussi et surtout l’avis très personnel de son testeur. Skyward Sword a été décrit comme étant une sorte d’épisode sur les origines de la Légende globale de la série. En bref, vous allez subtilement apprendre quelques informations sur les origines de certains détails qui feront les principales caractéristiques du héros (comme le fait que sa tunique soit verte par exemple). Il y a donc plein de petits clins d’œil à différents aspects en particulier et qui se recoupent avec des éléments des autres épisodes (ce sont tout de même des détails très secondaires hein, pas d’émeutes s’il vous plait !).

En sus de tout cela, certains des stéréotypes de la saga sont un peu mis à mal, comme le fait que Link et Zelda ne fassent jamais aucune allusion à l’amour qui pourrait les unir, nous n’en dirons pas plus, mais les premières séquences du soft réservent quelques morceaux sympathiques et un moment assez potache.
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Les premiers instants nous font aussi découvrir le Célestrier, sorte de gros oiseau sur lequel le héros (et la plupart des jeunes gens de Célesbourg) vole. Le système de vol dudit oiseau est assez simple d’accès, mais est malheureusement sous-exploité, et aurait mérité d’être plus approfondi. C’est ici que nous pouvons voir quelques influences que les développeurs ont pu avoir, avec la notion de relation entre le Célestrier et son maître qui rappelle furieusement les Ikrans dans le film Avatar, ou, moins connu, les Skybax dans Dinotopia (référence moins évidente, je vous l’accorde). En bref, que de bonnes influences et de bonne volonté. Le début de jeu est, au niveau scénaristique, plutôt agréable et change, pour le mieux, les stéréotypes (toujours oui) qui régissaient les Zelda. Ici, vous êtes un peu comme un ange, qui va devoir quitter ses cieux pour descendre sur terre pour retrouver Zelda, votre meilleure amie, qui vous a été enlevée. Le côté agréable, c’est que cette fois, Zelda a une personnalité très attachante, pas comme la princesse distante de Twilight Princess. Ici, nous la sentons beaucoup plus proche de nous, comme une personne insouciante, qui n’a pas encore rencontré son destin …

En bref vous l’aurez compris, il n’y a pas que l’enrobage graphique qui a changé. D’ailleurs en parlant de graphismes, c’est précisément le point dont nous allions parler maintenant.

Alors ? Plutôt Cézanne ou art contemporain ?

En bref, bon ou mauvais, tel pourrait être le raccourci logique. En fait, il y a plusieurs façons d’aborder la chose. En termes purement artistiques le jeu est bel et bien une grande réussite, l’effet que donnent les graphismes est vraiment très joli, avec cette sensation de peinture à l’eau tout simplement bluffante. Mais il ne faut pas se leurrer, un tel procédé « artistique », c’est une prise de risque osée, et sur ce point de vue là, on ne peut que tirer notre chapeau devant l’audace de Nintendo. Dans un autre sens, ce style graphique sert aussi à masquer les limites techniques imposées par le support. Car oui, vous le savez, votre serviteur affiche relativement souvent dans ses tests une critique des limites techniques des consoles Nintendo, et Zelda ne dérogera pas à la règle. A ne pas avoir voulu entrer dans la course à la puissance, Nintendo s’est peut être privé de pas mal d’éléments qui auraient pu enrichir l’expérience de jeu.

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En bref, cet effet « peinture à l’eau » est en soi une très jolie façon de renouveler l’expérience visuelle de la série, mais surtout un moyen de faire un jeu ambitieux sur une console qui ne tient peut être plus la route pour mener à bien une aventure aussi complexe. Ces limites sont perceptibles lorsque l’on voit la couche de nuages qui est située sous votre lieu de départ, le tout semble très compact et franchement pas ressemblant à des nuages.

Rassurez-vous cependant, les défauts sont surtout visibles sur écran HD, où les graphismes picotent un peu les yeux (comme la plupart des jeux Wii). Utilisateurs bénis de téléviseurs cathodiques vous ne serez donc pas déçus.

Un jeu à deux vitesses

Après un départ très agréable, le soft va rapidement tomber dans un temps faible qui ne ressemble pas à la série. A dire vrai une bonne dizaine d’heures de jeu sont assez pénibles, ou du moins beaucoup moins agréables que le reste. Vous traverserez les zones du jeu, en y trouvant un level design absolument pas adapté, assez mal conçu, sans comprendre pourquoi. Vous ne le comprendrez qu’après avoir fini la première partie de l’aventure (ça devient un peu la mode en ce moment, nous avons vécu un peu la même chose dans Final Fantasy XIII), vous devez alors montrer vos vertus, pour cela vous devrez explorer les zones déjà parcourues, mais c’est paradoxalement en ne nous proposant aucune nouveauté dans les lieux que les programmateurs ont réussi à faire décoller leur soft. C’est ici que le level design révèle sa vraie utilité, puisqu’il semble qu’il ait été conçu pour cette partie du jeu.

Le système des Psysalys n’y est pas étranger. Dans ces phases vous devez trouver des orbes en un minimum de temps dans une sorte de version parallèle du monde qui vous entoure. Des gardiens peuvent vous pourchasser, et s’ils vous touchent vous devez recommencer. Ces gardiens s’immobilisent lorsque vous récupérez une orbe mais se réveillent en vous pourchassant si vous touchez de l’eau ou vous faîtes toucher par des fantômes. Stressant, et finalement, ça nous change très agréablement.

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Cette séparation du jeu en 1/3 contre 2/3 reste quand même la principale déception de cet opus, qui perd du même coup une part de son intérêt, car il perdra peut être en route de nombreux joueurs désabusés par la première partie du jeu qui dure tout de même une bonne dizaine d’heure.

Le problème, au final, c’est le manque de liant entre ces deux parties du jeu, qui s’enchaînent de manière trop brusque, on a du mal à comprendre pourquoi le level design n’a pas été pensé avec plus de mesure et d’étalonnage, si ce n’est le manque de temps pour faire de véritables zones avec des level design différents pour le début de l’aventure. Ce sentiment que toutes les idées de base n’ont pas été inclues est assez présent au début de l’aventure.

L’un des points forts de la série a toujours été ses donjons, mais ici, une des raisons qui pourrait provoquer la fuite de pas mal de joueurs est que les premiers donjons sont tout simplement en deçà des attentes, avec des énigmes clairement un ton en dessous et un level design douteux. Le premier donjon étant particulièrement mal emmené et arrivant on ne sait trop comment, se pose en exemple de ce malaise, qui, heureusement ne dure pas, après les deux ou trois premiers.Outre cet aspect, le jeu possède deux visages en ce qui concerne la jouabilité, également. Si le gain en précision est indéniable pour ce qui est de la reconnaissance réelle des mouvements, on aura tôt fait de pester contre des incohérences entre le mouvement à l’écran et les notre, si bien que parfois, vous perdrez bêtement des cœurs à cause d’une défaillance de la part du Wiimotion Plus. Rageant, mais heureusement, cela n’est pas si fréquent. Globalement, disons que nous avons parfois du mal à accorder le fait que la manette ne soit pas des plus précises et la justesse réclamée par certain adversaires (comme les plantes ouvrant la bouche soit verticalement ou horizontalement). Il faut du temps pour s’y faire.Une affinité sous condition, bref …Tout Zelda a ses fans et détracteurs, il y a toujours ce facteur X ou Y qui fait que tel épisode aura marqué telle personne. Aussi, il est hautement risqué de donner un avis universel sur un titre dont la portée est si grande. Avec son nouveau design, son nouveau type de graphismes, son scénario qui évolue (enfin), Skyward Sword est sûrement un épisode marquant, mais à quel point? Là est la vraie question. Dans une vision tout à fait subjective, je serai tenté de le placer comme le meilleur depuis Majora’s Mask, sans toutefois surpasser le duo sur Nintendo 64. Wind Waker et Twilight Princess ne m’ayant pas tellement marqué à leur sortie non plus. Mais comment savoir si ce sentiment est partagé par le plus grand nombre, sachant que toute une génération fut marquée par le premier épisode Gamecube.
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En bref, ceci est une ode à l’expression « tous les goûts sont dans la nature », je ne me risquerai pas, comme certain confrères de sites concurrents à comparer certaines scènes épiques (et il y en a) de Skyward Sword avec les plus marquantes d’Ocarina of Time, tout simplement car deux Zelda ne peuvent être comparés à des fins d’avis universel. Car au final, chacun aura toujours son Zelda préféré, et rien n’y changera. Skyward Sword a en tout cas les armes pour se forger une armada d’inconditionnels comme on en a peu vues dans l’histoire de la série, et ça, c’est encourageant. Le jeu a donc une personnalité, c’est indéniable et c’est bien là l’essentiel.

test écrit par

  • Graphismes

    8 / 10

    Si artistiquement le jeu est une réussite, la Wii atteint ses limites, et on sent que les développeurs ont hâte de passer à autre chose. Ca picote les yeux sur TVHD, mais le tout reste très honorable et se classe parmi les plus belles réalisations sur Wii

  • Jouabilité

    7 / 10

    Le jeu ajoute quelques nouveautés comme la gestion de l'endurance. A signaler également, des problèmes de précision dommageables pour le WM+. Sinon, niveau contrôle du personnage, c'est impeccable, comme toujours avec la série.

  • Son

    9 / 10

    Aucune contestation possible, les compositions sont de qualités, quelques thèmes sont inoubliables, ou tout simplement drôles, comme le thème du (méchant) camarade de Link.

  • Durée de vie

    10 / 10

    Avec des tas de quêtes secondaires, la possibilité d'améliorer ses armes ou potions et une quête principale d'une trentaine d'heure, on ne peut pas être déçu car en terme de rapport durée/prix.

  • Fun

    6 / 10

    Clairement, la première partie du jeu est très frustrante et gâche un peu le plaisir, même si la deuxième partie du jeu est carrément plus accrocheuse. Ceci est un peu une " note sanction " sous forme d'avertissement.

• La durée de vie toujours excellente
• Le style graphique osé
• Enfin un peu de changement dans la narration

• Un tiers du jeu assez ennuyeux
• Un manque de précision du Wii Motion Plus

8 / 10

Verdict

Chaque Zelda trouve son public, et encore une fois, ce test est des plus subjectif. Cependant, l'équilibre global du jeu me pousse à mettre en garde les potentiels acheteurs : ils seront soit déçus s'ils ne sont pas patients, ou devront l'être pour ne pas rater une énorme deuxième partie, avec des passages justes épiques à souhait. En bref, persévérez, et vous ne le regretterez pas. Ceci dit, ce passage à vide entre la fin de la première heure (en gros quand vous quittez Célesbourg) jusqu'à la dixième heure de jeu est assez inhabituel pour être souligné et on ne peut qu'espérer qu'il ne s'agit pas là d'un signe du déclin d'une série extraordinaire.

- / 10

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