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Test de jeu / Wii / Pandora's Tower

Pandora's Tower

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Après un été sous le signe de Xenoblade Chronicles et un début d’année consacré à la dernière histoire d’Hironobu Sakaguchi, disponible depuis la fin février en Europe, Nintendo nous sert un troisième jeu venant gonfler son catalogue RPG : Pandora’s Tower. Un titre original signé Ganbarion, surtout connu dans le milieu pour ses adaptations réussies de One Piece, sans oublier le Jump Ultimate Stars exclusif au Japon… Alors, Pandora’s Tower mérite-t-il vos précieux deniers ? Suivez le guide.

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L’amour avec un grand « cœur »Tout allait bien dans le monde de Pandora’s Tower… Jusqu’au jour venant célébrer la Fête de la Récolte. Ambassadrice de la cérémonie en quelque sorte, Elena montait sur scène belle comme une princesse afin de pousser la chansonnette, sans savoir qu’une malédiction allait s’abattre sur elle sans crier gare. En quelques secondes, les cris de joie se transformèrent en cris de panique : caché dans la foule, incognito, Aeron prit la poudre d’escampette, la belle dans ses bras. Activement recherché par les gardes de la capitale, le jeune homme ne dut son salut qu’à une vieille dame : une mystérieuse marchande itinérante du nom de Mavda. Celle-ci savait comment quitter la ville sans éveiller le moindre soupçon et surtout, la malédiction sur le dos de la jeune fille ne lui était pas inconnue ! Mieux encore, elle connaissait un moyen de briser ce sort. Le trio partit donc en direction de la Brèche : un gouffre immense avec en son centre une dizaine de tours, soutenues par des chaines particulièrement robustes. L’équation était simple pour Aeron : chaque tour renferme un « maitre » et tous les maitres cachent en leur sein de la « chair de maitre ». En clair, sous ce nom assez évocateur se cache le cœur de chaque boss. Dorénavant équipé d’une chaine, redoutée jadis pour sa puissance, notre preux chevalier devra explorer chaque tour, affronter le maitre des lieux et revenir avec son cœur. Là où la formule peut choquer – n’oublions pas qu’il s’agit d’un jeu Nintendo développé par Ganbarion – c’est l’utilisation de ces cœurs durement acquis : une fois revenu à l’Observatoire, la tour réservée au joueur (on y reviendra un peu plus loin), Elena n’aura d’autre choix que de manger cette chair de maitre, seul moyen pour briser la malédiction. Dégoutée au départ, à deux doigts de recracher chaque morceau croqué, la belle semble changer de comportement au fur et à mesure que le temps passe… Inquiétant.

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La chair de maitre n’est pas la seule viande comestible pour Elena. Si vous n’aviez toujours pas lu notre preview de la Paris Games Week, sachez que les aventures d’Aeron sont limitées dans le temps. Une fois l’Observatoire quitté, la jauge circulaire dans le coin gauche de votre écran diminuera progressivement… Et celle-ci représente l’état de santé d’Elena. Divisée en trois couleurs – gris, violet et rouge – Aeron devra absolument faire machine arrière avant qu’il ne soit trop tard. Ceci étant dit, revenir alors que vous êtes dans le rouge peut donner lieu à des cinématiques assez dérangeantes… En l’absence de chair de maître, la « chair de bête » des monstres lambda ou la « chair palpitante » des ennemis plus costauds pourrait faire l’affaire. A noter que ces cœurs ne font que retarder l’échéance avec plus ou moins de succès, seuls les chairs de maîtres ont le pouvoir d’atténuer puis enfin briser la malédiction. Il faudra jouer pour connaître le fin mot de l’histoire !

Pandora’s Tower fait aussi dans le social, le joueur pouvant à tout moment de la journée dialoguer avec Elena, à défaut de gambader dans les tours. L’Observatoire faisant office de zone neutre, la malédiction ne se propageant pas, pourquoi se priver? Aeron pourra donc discuter avec sa bien-aimée, lui offrir des cadeaux – achetés dans la boutique de Mavda ou créés par vous-même grâce aux différentes pièces récupérées ici et là dans les tours, toujours chez Mavda – et lui donner un peu de boulot : ses talents de traductrice ne seront pas de trop pour réussir à lire les divers documents récupérés durant votre exploration. D’ailleurs, on aurait pu croire que Ganbarion se limiterait à un dungeon RPG bête et méchant accompagné d’un scénario servant tout juste de prétexte, mais il n’en est rien : en un seul titre, l’équipe de développement pose les bases d’un univers plus solide qu’il n’y parait. Le travail réalisé sur le background force le respect quand on jette un coup d’œil au concept de base, à savoir l’exploration des tours pour le bien d’une demoiselle. Les cinématiques bien placées sont aussi au rendez-vous, certaines venant expliciter les évènements contés dans l’introduction tandis que d’autres viendront récompenser le joueur bichonnant Elena comme il se doit. Commencez par lui offrir une multitude de graines florales, vous verrez… Pandora’s Tower ayant plusieurs fins à son arc, il serait dommage de négliger cette partie du jeu !

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Une chaîne pour mieux les tuer    Les pros du pad risquent de s’arracher les cheveux mais c’est la vie messieurs, dames. L’aventure concoctée par Ganbarion et Nintendo n’est jouable qu’au combo wiimote/nunchuk. Il faudra faire avec ! Un choix loin d’être anodin, la chaine mentionnée plus haut utilisant le pointeur de la wiimote et quelques mouvements bien placés. Qu’il s’agisse des nombreux combats faisant rage dans les tours ou les séquences plateforme un peu plus calmes, la chaine représente le cœur du gameplay : activer un levier (pointeur + B, suivi d’une pression sur C), enchainer un ennemi dans l’espoir de récupérer cette chair si demandée, boucher une aération qui bloquait auparavant votre progression (deux pressions successives sur B), immobiliser deux ennemis pour les finir à l’épée… Les possibilités offertes se font de plus en plus variées au fur et à mesure de votre progression. Le schéma est identique côté arsenal, chaque arme récupérée pouvant être améliorée une dizaine de fois après un petit détour dans la boutique de Mavda. Si toute upgrade épargne votre bourse, il faudra dans un premier temps trouver les ingrédients demandés pour chaque amélioration. Très demandé, le mercure se fait très rare passé quelques heures de jeu, obligeant le joueur à se tourner vers l’alchimie – heureusement qu’on a une marchande aussi compétente ! – pour arriver à ses fins. D’autres objets obligeront à faire demi-tour et explorer une tour déjà terminée… On pense notamment au chœur de l’aube, une plante très rare visible que de bon matin dans la Tour de l’arbre. De retour à l’Observatoire, à vous de planifier votre prochaine « journée de boulot » en régulant votre dodo : même à minuit, vous pourrez partir à l’assaut des tours si le cœur vous en dit !

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Hormis la chaîne, Aeron pourra compter sur son épée et d’autres armes récupérées un peu plus tard afin de s’acquitter de sa tâche. Une lame de niveau 2 débloquera de nouveaux coups tout en faisant plus de dégâts chez la faune et la flore locale. A noter que ces armes ne demandent aucune utilisation du pointeur ou de légers mouvements du poignet, les combos sont gérés via le bouton A uniquement. Chaque arme offrant son lot d’enchainements puissants (appui long sur le bouton A), le tout demandera un certain sens du timing de la part du joueur… Mieux vaut s’entraîner à les sortir entre deux salles, on ne sait jamais ce qu’il vous attend derrière la prochaine porte. Surtout que chaque tour offre son lot d’ennemis en mode « berserk », reconnaissables à une sorte d’aura violette qui émane de leurs corps… Ils sont plus puissants et peuvent, à priori, casser votre équipement plus facilement. Parce que oui, certains objets de soin ou pièces d’équipement comme les pierres de garde (améliore la défense) ou les pierres de sage (auto résurrection) sont susceptibles d’être cassés après un choc plus ou moins violent. N’ayez crainte : si objets cassés vous portez, l’irremplaçable Mavda pourrait à tout moment les réparer moyennant quelques deniers… La maline !

Ces ennemis plus puissants offriront surtout plus d’expérience. Action-RPG oblige, l’expérience amassée sera synonyme de level-up à un moment x, augmentant les statistiques du jeune homme (santé, attaque, etc.) et ce qu’on pourrait appeler sa « zone d’équipements ». A l’image de l’attaché case de Resident Evil 4 ou plus récemment, les dons de Kid Icarus Uprising, chaque pièce équipée prend un certain nombre de cases. Le tri s’annonce par conséquent obligatoire côté équipement défensif/offensif (veste de cuir, amulette, peau résistante…), l’arme prenant déjà beaucoup d’espace. Pour info, la casse n’est pas limitée aux objets équipés : on parlait des objets de soin un peu plus haut (panacée, élixir) mais les améliorations de stats durant un temps déterminé (rapidité, puissance de la chaîne) sont aussi concernées. L’esquive deviendra par la force des choses votre meilleure arme, surtout contre les boss.

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Techniquement, le travail réalisé est à l’image des derniers gros titres Wii. En un mot ? Réussi. Peu de ralentissements à déplorer comparé à un certain The Last Story, Pandora’s Tower est même plutôt beau, la coupe d’Aeron mise de côté. Une beauté en grande partie due à sa direction artistique et le travail réalisé côté caméra. Celle-ci est gérée automatiquement durant tout le jeu, laissant le joueur au centre de l’action. Un parti pris qui améliore l’immersion : on n’a qu’une seule envie, enchainer salle après salle et revenir auprès d’Elena dans les temps ! On retiendra une certaine répétitivité au niveau des musiques et des décors – on enchaine tour après tour mine de rien – mais le level design alliée à l’atmosphère de chaque environnement rend l’expérience finale beaucoup plus intéressante qu’on aurait pu le croire. Enfin, contrairement à Xenoblade Chronicles, la version PAL offre uniquement le doublage anglais (UK). Un mal pour un bien, le doublage réalisé étant encore une fois de qualité. On ne va pas bouder notre plaisir, même si c’est toujours mieux d’avoir le choix. Ci-dessous, le trailer de lancement. Enjoy !




test écrit par

  • Graphismes

    7 / 10

    Peu de ralentissements et une direction artistique de toute beauté. Le travail réalisé sur les tours, chacune dégageant une aura qui lui est propre, force le respect ! Mention spéciale aux boss.

  • Jouabilité

    8 / 10

    Excellente, le combo wiimote/nunchuk est vraiment bien exploité. Le tout sert un gameplay fun tout en étant très accessible. Le Controller Pro n'est pas compatible.

  • Son

    7 / 10

    L'OST est vraiment réussie mais pêche par son faible nombre de pistes. Résultat, on entend souvent les mêmes musiques. Le doublage japonais n'a pas fait le voyage…

  • Durée de vie

    8 / 10

    15h au compteur et on commence à peine la septième tour… Comptez entre 20 et 30h de jeu voire plus si vous comptez TOUT faire. A noter que Pandora's Tower offre plusieurs fins…

  • Fun

    8 / 10

    L'univers et le gameplay imaginés par Ganbarion risquent de vous surprendre ! A tester, absolument.

• Gameplay fun et accessible
• Direction artistique inspirée
• Level design de qualité

• Un Aeron presque muet
• OST qui manque de diversité

8 / 10

Verdict

On ne le dira jamais assez : pour son premier titre original, Ganbarion frappe fort ! Explorer des tours pour sauver une demoiselle n'aura jamais été aussi grisant, même s'il faut l'avouer, le concept de base laissait entrevoir un jeu très répétitif… Il n'en est rien finalement, la direction artistique, le level design, le background crée pour l'occasion ainsi que la relation Aeron-Elena donnant naissance à une aventure très fun et accessible dans les tours, dérangeante voir même choquante pour peu que vous arriviez très en retard à l'Observatoire. Un partenariat qui surprend d'ailleurs, Nintendo n'ayant pas pour habitude de proposer des jeux aussi " dark " : les fans de The Last Story se rappelleront du différend entre Big N et Mistwalker vis-à-vis du scénario jugé trop sombre… Une nouvelle licence qu'on aimerait bien revoir un jour… Sur Wii U peut-être ? En attendant, ne passez pas à côté de cette exclusivité, vous pourriez le regretter !

- / 10

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