Test de jeu / DS / Suikoden Tierkreis

- publié le 31 mars 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :12/03/2009
- Développeur :Konami
- Distributeur :Konami
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Intro, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Vidéo, Conclusion
La Nintendo DS est à l’honneur en ce qui concerne les RPG et Konami n’allait pas manquer de frapper un grand coup. Avec un épisode dédié à la console, dont le scénario est sans lien direct avec ses prédécesseurs, Suikoden Tierkreis saura conquérir les fans de la saga, mais tout aussi bien charmer les novices.
Tout a commencé en 1995 au Japon et par la suite en 1997 en France avec l’arrivée du tout premier Suikoden sur la plateforme Playstation.
Le succès est tel que Konami enchaine les suites avec un renouveau qui sait toujours nous séduire tout en conservant une trame de fond inchangée : Suikoden 2 ; 3 ; 4 ; 5 ;Tactics pour enfin voir le jour sur DS avec non pas un simple numéro « six » pour titre, mais bel et bien l’appellation de « Suikoden Tierkreis ».
L’histoire de Suikoden, ce qui lie tous les volets entre eux, prend source dans la littérature chinoise du 14e siècle.
Suikoden, « au bord de l’eau » ; nous compte l’épopée de 108 personnages aux origines sociales et aux horizons divers et variés, mais étant tous liés par le désir ardent de s’ériger face à l’injustice et la malveillance d’un pouvoir corrompu.
De la même manière, dans la légende chinoise tout comme dans le jeu, 107 guerriers ou étoiles du destin, se réunissaient autour du héros principal pour lutter contre un pouvoir impérialiste, voire maléfique, s'établissant dans un quartier général situé souvent au bord de l'eau, que le joueur verra se construire et s'agrandir au fil du jeu.
«Tout commence par une belle matinée ensoleillée. Cette fois je me suis réveillé avant les autres.
Je ne pouvais plus dormir, la joie et l’excitation du combat bouent dans mes veines.
Très vite, mes amis Marica, Liu, Jale et Dirk se joignent à moi et nous partons au point de rendez-vous quérir les derniers conseils avisés du sage du village qui semble bien inquiet pour notre première mission.
Notre maitre d’arme, rassurant et confiant en son apprentissage se joint à notre troupe et nous partons alors débusquer les monstres qui oppressent les fermes alentour.»
Le décor est planté. Un début de RPG qui à fait ses preuves ; un réveil qui laisse planer des évènements palpitants nous préparant au meilleur comme… au pire.
C’est par cette première quête que tout bascule.
Le groupe de valeureux guerriers du village rencontre des monstres surpuissants qui les acculent au sein de vieilles ruines dans la forêt. Pris au piège, alors que tout espoir semble perdu, notre héros trouve un vieux manuscrit posé sur le sol, et c’est à son seul touché que votre pouvoir tout comme la destinée des guerriers des étoiles se révèle. Tout bascule et le scénario se dévoile peu à peu : l’existence d'une infinité de mondes parallèles qui communiquent entre eux par des portails, un état expansionniste qui cherche à imposer son idéologie par la force. La résistance prend forme avec notre héros à sa tête, la ligne directrice de la saga Suikoden est annoncée.




Dès le début, c’est un feu d’artifice graphique haut en couleur que nous dévoilent les cinématiques d’introduction du jeu.
Après quelques heures acharnées ou la tension se fait de plus en plus pressante et le scénario s’enrichit pour nous captiver toujours un peu plus ; force est de constater que les cinématiques sont fréquentes, leur style manga-animé, les musiques rythmées qui plongent dans l’ambiance ; et la magie opère.
Mais Konami ne s’arrête pas là ! Un travail minutieux pour créer des environnements de toute beauté qui donnent envie de faire un arrêt sur image pour savourer ces merveilleux paysages ; des séquences animées en 2D qui ponctuent les dialogues d’une palette riche en expression, donnant un relief bien plus important aux personnages (voix anglaise et sous titre en français) ; une modélisation 3D des protagonistes et créatures qui semble parfois un peu tassée, mais révèle un travail d’orfèvre
quant à la conception au travers du menu, et enfin des effets de sorts qui bien que modestes par leur simplicité, savent se montrer efficaces pour pimenter les combats ; voilà les armes d’un opus qui se démarque clairement de ce qui a été fait jusqu’ici.
Concernant la bande-son du jeu, là encore, nous ne sommes pas en reste. Les thèmes de la série sont bien présents, les effets sonores et musiques collent parfaitement aux différentes situations, et l’intonation des voix en anglais tout comme leur diversité donnent pleinement vie aux phases de dialogue.
Un scénario riche en rebondissements, qui vous tient en haleine à ne plus vouloir arrêter la partie ; une narration sans temps mort avec une trame de fond assez adulte, et plus de 108 personnages à recruter aussi charismatiques qu’attachants, impossible de s’ennuyer une seule seconde.




Les combats aléatoires sont très fréquents. Les classiques du RPG tour à tour sont respectés : attaque de base, magie pour ceux qui portent la marque des étoiles ou encore, en fonction des affinités entre les personnages de votre groupe, des attaques groupées dévastatrices. On gagne de l’XP facilement et on prend du plaisir à exterminer quiconque se dresse sur notre chemin.
Trop présent à mon gout toutefois ; ces affrontements peuvent aussi être gérés en mode automatique et s’expliquent entre autres par la possibilité d’un leveling sur pas moins de 108 personnages.
Une équipe constituée de 4 personnages avec parfois un 5eme assaillant faisant office uniquement de soutien entre les tours (soin du groupe ou magie curative pour tous), il est possible de fuir à tout moment l’affrontement ou de faire sauvagement front à l’ennemi.
108 personnages au total à enrôler, qui demanderont un bon nombre d’heures de jeu pour être tous débloqués et viendront gonfler votre corps de bataille ou encore proposer leur service au sein de votre forteresse.
Ainsi, Moana la Vagabonde gère les quêtes qui arrivent des portails de mondes parallèles et vous octroient les récompenses qui en résultent, l'infirmière vendra des potions de soins, le forgeron qui customisera l’équipement ou encore la possibilité de changer la couleur des fenêtres d’interface, etc.
Le château des étoiles du destin qui sert de point de ralliement rassemblera au fil du jeu toutes vos rencontres.
Le château, tout comme les différentes villes, sont accessibles par simple clic dans un menu. Même s’il vous faut parfois parcourir la surface du globe en foulant la terre de vos pieds, le jeu est bien pensé et nous évite des errances inutiles, allant de rencontres aléatoires en rencontres aléatoires pour atteindre un simple objectif.
Enfin, dernière nouveauté non moins distrayante que nous offre cet opus de SUIKODEN, la possibilité de laisser à disposition d’autres joueurs en ligne l’un de vos héros pour qu’il participe à la mission et vous rapporte des récompenses si l’objectif est atteint.
Valable dans le sens inverse et ce toujours par la connexion CWF cet autre attrait du jeu permettra tant le partage que le gain de récompenses.




Pour calmer mon engouement face à ce petit bijou, quelques aspects plus critiques qui toutefois ne viendront en rien gâcher notre plaisir.
Le principe du RPG tour à tour est des plus classique, certains menus manquent de détails et de précisions comme lors des phases d’achat d’équipent et de bonus associés ; ou encore les points de sauvegarde dont le placement stratégique laisse parfois à désirer. Toutefois, je le crie haut et fort, Suikoden est un jeu 100% original et pas un remake parmi tant d’autres qui mérite sa place dans votre ludothèque.
Un classique mis au gout du jour sur DS par le géant Konami, avec un travail de virtuose qui ravive la flamme des amateurs du genre. Si vous êtes fans de RPG n’attendez plus une seconde. Il sera parfois difficile de s’arrêter ; dénicher les 108 étoiles du destin s’annonce être une tâche des plus ardues, mais si vous lisez cette conclusion vous n’êtes pas de ceux qui baissent les bras, succombant à la fatigue.Toujours en pleine lecture ? Je vous croyez déjà partis l’acheter.
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