Test de jeu / DS / Sherlock Holmes : Le Secret de la Reine

- publié le 24 juin 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/06/2010
- Développeur :Frogwares
- Distributeur :Focus Home Interactive
- Genre :Réflexion
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Frogwares, qui tient absolument à sa licence avec pour héros Sherlock Holmes, revient aujourd’hui sur DS avec une nouvelle enquête pour notre très British inspecteur. Il s’agit cette fois d’une adaptation originale de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle intitulée Sherlock Holmes Le Secret de la Reine (en anglais, Sherlock Holmes and the Mystery of Osborne House). Qu’en est-il de ce second essai ? Réponse tout de suite dans notre test complet.It’s tea time, isn’t it ?Nous sommes en 1888 et l’appartement du 221B Baker Street, à Londres, semble bien calme. Sherlock Holmes s’ennuie et fume sa pipe pour passer le temps. Aucune des propositions d’enquêtes, faites par son meilleur ami le Docteur Watson, n’éveille en lui un quelconque intérêt. Rien ne semble le stimuler et la plupart des propositions sont résolues oralement dans la foulée (trop facile !). Mais lorsque Holmes entend parler d’une invitation faite par Lord Brainstorming, celui-ci sort rapidement du fauteuil où il s’était lové : son intuition lui dit qu’il va pouvoir mettre à l’épreuve son esprit de déduction logique. Et en effet, une sombre affaire semble se préparer en secret autour de la famille royale. Tout débute par un vol dans le château royal de Windsor et c’est le premier ministre lui-même qui sollicite notre bon inspecteur. L’occasion est trop belle pour Holmes et il la saisit, sans aucune hésitation.

C’est élémentaire mon cher gamer !Alors que Frogwares nous avait totalement déçus avec son premier volet sur DS, qui était une simple adaptation d’un jeu sorti précédemment sur PC, le studio a voulu cette fois faire preuve d’innovation en commençant tout d’abord par les graphismes du jeu. Tous les décors et les personnages ont été dessinés à la main et le rendu final est époustouflant, il faut le dire. Ces derniers offrent une précision unique et les coloris sont magnifiques et très agréables à regarder. On est totalement sous le charme. Le choix a été très ingénieux compte-tenu de la puissance qu’offre la console portable de Nintendo. Cependant, on ne comprendra pas l’absence totale d’animation, si ce n’est lorsque vous vous déplacez d’une rue à l’autre. La DS n’est certes pas le top pour des cinématiques, néanmoins on peut s’attendre à un minimum de « mouvements » des personnages au moins, histoire de prouver que les personnages sont un poil vivant. Quelques changements d’attitudes auraient été les bienvenus au fur et à mesure que Holmes dénoue le fil de l’histoire (comme c’est le cas pour un soft concurrent) ou au moins pour nous tenir éveillés lorsque vient le temps des dialogues. En effet, ces derniers sont des plus soporifiques. Rien ne nous incite à être attentif et à entretenir le peu de curiosité qu’il nous reste. Aucun commentaire audio ne viendra s’ajouter aux textes qui défilent à l’écran (ce qui n’est pas forcément un mal, surtout au vu des critiques formulées à l’encontre de Sherlock Holmes et le Secret de la Momie). Cela nous aurait permis de ne pas couper le volume sonore du jeu. En effet, Frogwares semble avoir estimé que deux ambiances sonores suffiraient à égayer le soft. Trois fois hélas, ce n’est pas le cas. En plus de devenir barbantes à force de les écouter, ces dernières n’ont pratiquement pas de cohérence avec ce qui se passe dans l’histoire. Un comble lorsque l’on sait que cela permet de mettre le joueur totalement en immersion.

Sherlock nous bloque et ça fait « poc » …Lorsque l’on évoque Sherlock Holmes, on s’imagine en train de mener une enquête complexe où il faut faire des déductions logiques, faites à partir des divers recoupements d’informations et de témoignages, de preuves et de choses qui n’ont pas de sens a priori lorsqu’elles sont prises séparément. Un véritable casse-tête mais qui trouvera une fin logique lorsque les éléments seront mis bout à bout. On s’imagine aussi devoir chercher des indices à la loupe. Et c’est bien une loupe qu’il vous faudra pour résoudre l’aventure. Si les décors sont précis, la taille de l’écran d’une DS normale, ne permet pas de voir en un coup d’œil les objets qui pourraient nous servir, à moins de passer le stylet sur toute la zone au petit bonheur la chance. Heureusement que les concepteurs ont pensé à rajouter un système de « hot spot ». Ce dernier vous permet de repérer en un coup d’œil les parties du décor avec lesquelles il est possible d’interagir en les mettant durant un instant en surbrillance avec un point d’exclamation. Ce qui se révèle n’être qu’une aide lorsque l’on est bloqué se révèle finalement être indispensable.
Quant à la manière de faire avancer l’intrigue du jeu, il vous faudra en fait simplement résoudre divers puzzles qualifiés « d’énigmes ». En effet, si deux ou trois fois vous aurez la possibilité de choisir entre 3 hypothèses et devrez les illustrer à l’aide des preuves que vous aurez rassemblées, la grande majorité du jeu (39 énigmes au total) se contentera de vous offrir des mini casse-têtes (de comment déplacer toutes les pièces de l’autre côté du plateau à simplement gratter l’écran). Rarement difficile, vous pourrez vous faire assister là aussi par une aide : partielle, consistant à vous donner les consignes ; ou totale, vous donnant largement les clés de la solution. Son utilisation viendra réduire le nombre de points que vous pourrez gagner lorsque vous aurez résolu une énigme, points qui vous permettront de ne débloquer que 4 énigmes bonus. Au final rien de bien palpitant et bien souvent le hasard et la chance vous permettront de résoudre le tout, sans avoir une once de réflexion.
• Les décors sublimes fait main
• Le manque d'ambiance générale
• La durée de vie trop faible
Verdict
Sherlock Holmes : Le Secret de la Reine peine à convaincre comme son ainé et l'on ne retiendra qu'un mot : déception. Si les images dans le jeu sont magnifiques à voir du fait qu'elles aient été toutes dessinées à la main, le reste ne sera que déception. Le soft est trop court et trop éloigné de l'idée que l'on se fait d'un jeu qui reprend le héros de Sir Arthur Conan Doyle. Pourtant, lorsque l'on développe un tel jeu, cela paraît élémentaire (mon cher Watson).
Le Village WF

Graphismes
6 / 10Magnifique, c'est le premier mot qui nous vient à la bouche. Les images sont colorées et propres. Normal, c'est du dessin à la main. Mais difficile de distinguer l'élément qui doit se détacher du décor. Et l'animation est à zéro.
Jouabilité
5 / 10La prise en main est plutôt aisée. Mais il y a un manque de dynamisme, et le fait que seul le stylet soit utilisable agacera rapidement le joueur, ne serait-ce que pour choisir les énigmes à rejouer.
Son
2 / 10L'ambiance sonore est ridiculement faible. Seulement deux musiques qui mettent à peine le joueur dans le bain et qui finalement en énerveront plus d'un. Heureusement, il y a la touche " volume ".
Durée de vie
3 / 10Si vous n'utilisez pas le système d'aide, il vous faudra moins de 5 heures, et encore, en utilisant un peu des deux et avec un Q.I. normal, vous y parviendrez en 3 heures facilement. Et refaire les énigmes n'a pas vraiment d'intérêt.
Fun
3 / 10Si au début on est tout frétillant à l'idée de jouer Sherlock Holmes, on déchantera très rapidement. L'histoire ne nous accroche pas et les dialogues sont soporifiques.