Test de jeu / DS / Phantasy Star Zero

- publié le 28 février 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :12/02/2010
- Développeur :Sega
- Distributeur :Sega
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1 à 4Visitez le site officiel
L’un des pionniers du RPG massivement multi-joueurs sur console nous revient aujourd’hui sur Nintendo DS avec l’intention ferme de s’imposer auprès des joueurs. Il s’agit de Phantasy Star Zero édité par SEGA. Le soft arrivera-t-il à remplir cette ambition ? Eléments de réponse dans notre test complet, suivez le guide !Il était une fois la TerreL’histoire se déroule 200 ans après « The Great Blank », une guerre totale qui a réduit la race humaine en une espèce en voie d’extinction. Les survivants se sont redressés tant bien que mal et ont fondé de nouvelles villes. La vie y est paisible, mais il n’est pas vraiment question pour les habitants de s’aventurer à l’extérieur des murs de la cité. En effet, dehors, le monde sauvage a repris ses droits. Et c’est plutôt une terre hostile qui attend les quelques braves qui vont explorer les environs. On les appelle des « Hunters » (Chasseurs). Ils sont les nouveaux explorateurs des continents mais aussi les protecteurs des cités, se battant contre les monstres qui menacent la tranquillité des cités. Et vous allez avoir la chance d’incarner un de ces fameux « Hunters ».
Mais avant de vous en dire plus sur le jeu, commençons pas le gros point noir du jeu … Il est en anglais, que en anglais, rien qu’en anglais (ah ! non ! tiens la notice papier est un peu en français). Une « fatal error » pour les anglophobes qui ne jurent qu’à travers la langue de Molière, un détail pour certains joueurs anglophones ou qui ont quelques notions suffisantes d’anglais ou une bonne logique et une excellente déduction afin de pouvoir exploiter le jeu, tout en faisant l’impasse sur le scénario. Pourtant le scénario est plus que bon. Et il serait vraiment dommage de ne pas piper un brin de l’intrigue. Car si les Hunters ont pour mission de protéger et d’explorer, ils vont être aussi amenés à découvrir le mystère qui encadre « The Great Blank ».

Level UPVous débutez le jeu par la création de votre personnage. Vous devrez faire votre choix parmis les 3 races du jeu, à savoir : les Humains (qui sont polyvalents et conviennent aux novices), les CAST et les Newmans (qui demanderont un peu plus d’expérience du jeu pour réussir à bien les maîtriser). Sachez que le choix de l’une ou des autres races influencera la trame de l’histoire que vous suivrez. En effet, chaque race a un but différent, à la base, à suivre. Les histoires ne manqueront pourtant pas de se recouper. Il vous sera offert, par la suite, de pouvoir customiser un peu plus votre personnage en définissant sa spécialité et en modifiant les quelques tenues que votre héros possède dans son armoire (en plus de la couleur des vêtements). Le choix n’est pas forcément dantesque de ce côté-là, alors qu’un bon RPG, surtout s’il peut se jouer avec des amis en ligne, se doit de pouvoir offrir une large palette aux joueurs pour leur donner une chance de se démarquer royalement des autres et ainsi de s’amuser à savoir qui est le plus fashion (si si, ça en amuse certains). Là où les joueurs pourront ce faire mousser un peu, ce sera sur les équipements que ces derniers auront récoltés au cours des différentes missions. Il sera, bien sûr, possible de revendre des items ou des armes pour en racheter d’autres, à moins que vous ne préfériez les utiliser pour nourrir votre petit MAG, un petit compagnon très utile s’il est upgrade et qui traînera sur l’une de vos épaules (non toto, ce n’est pas un perroquet). Le tout est emballé dans une 3D plutôt remarquable pour la console portable de Nintendo, connaissant ses faibles capacités, souvent critiqués. Assurément un bon point qui fera plaisir à des nombreux joueurs (si compté qu’ils aient réussi à dépasser la phobie de « l’anglais »).
Côté gameplay, celui-ci sera facile à prendre en mains et cela est plutôt bien pensé par rapport à la console. Le stylet n’est pas vraiment mis à contribution, mais ça aurait sans doute été tout simplement impossible et inutile sur un tel soft. Vous pourrez donc vous déplacer à l’aide de la croix multidirectionnelle et pourrez effectuer vos attaques à l’aide des habituels boutons de la console (moui je sais, à la rédac on découvre le fil à couper le beurre). Au début votre panoplie d’action se contentera d’une touche pour les attaques faibles, une pour les attaques puissantes et une autre pour fuir. Mais rien qu’avec ces trois touches, SEGA a su les mettre à profit pour augmenter un peu l’attention du joueur. En effet, pour enchainer des combos, il faudra appuyer sur la touche avec le bon timing. On vous apprendra ainsi au début à faire un enchainement de deux coups faibles pour terminer par un coût puissant, histoire d’en finir une bonne fois pour toute. Et si ce n’est pas assez puissant, alors vous pourrez utiliser une attaque chargée. Mais ce n’est pas tout car en fait, vous pourrez paramétrer l’ensemble des actions se rapportant aux touches de la console, sachant qu’il y en a 3 à la base et qu’avec la touche R enfoncé, vous en obtiendrez 3 nouvelles. On vous déconseillera de vous passer des 3 premières actions de base, mais rien ne vous interdit de les remplacer. Les trois autres seront en fonction de la mission que vous allez effectuer et nombreuses seront les techniques, alors réfléchissez bien !

Phantasy Star, ton univers impitoyable !Dans Phantasy Star Zero, il vous sera possible d’effectuer des quêtes annexes, en plus de l’histoire principale. Vous activerez le téléporteur, en fonction de vos envies, au comptoir des missions de la guilde des Hunters. Le mode histoire vous demandera déjà de très nombreuses heures de jeu. Du fait de la longueur des niveaux, mais aussi du fait que la sauvegarde ne reprend pas là où vous l’avez effectuée, vous obligeant ainsi à recommencer le niveau du début. Et vous voilà projeté dans des mondes vastes, très vastes, parfois trop vastes … Seul, avec des IA ou encore mieux, des amis, vous foulerez les terres hostiles et affronterez les nombreux ennemis. Les niveaux sont délimités à chaque fois par de petites zones de combat où il faudra parfois récupérer des cartes d’accès afin de désactiver des lasers. Après avoir battu toute la série de monstres de la zone, un coffre apparaitra. Vous y trouverez de nouveaux équipements et des items. Et cela ainsi de suite, jusqu’à arriver au boss final. Un « vrai » boss de fin, vu la taille gigantesque de celui-ci ! Il va falloir vous accrocher à votre slip et vous entrainez durement.
Mais revenons sur le point phare du jeu qui devrait convaincre beaucoup de joueurs : le multi-joueurs. En effet, il vous sera possible de vous connectez jusqu’à quatre joueurs sur la même partie pour vous lancer dans l’aventure de Phantasy Star 0, que ce soit avec vos amis, ce qui est toujours plus convivial, mais aussi avec des inconnus (proposés aléatoirement, et donc en provenance donc du monde entier). Par contre, le jeu souffre au niveau de la communication entre joueurs : la boite de dialogue s’utilise avec le stylet ! Bonne chance pour écrire alors que vous vous faites charger par une espèce de taureau géant !

• Le multi-joueurs
• Des univers vastes à parcourir
• Un scénario plutôt bien ficelé.
• Jeu intégralement en anglais
• Caméra énervante
• Difficulté à communiquer au sein du jeu
Verdict
Phantasy Star 0 pourrait être un incontournable s'il ne souffrait pas de défauts dûs à la console portable de Nintendo plutôt qu'à son propre développement. On accroche sur le scénario, sur la prise en mains facile, sur le fait qu'on puisse profiter du RPG entre amis ou sur internet. Cependant, la certaine répétitivité du soft pourrait vite devenir dérangeante pour les joueurs solo et le manque d'ergonomie au niveau de la communication pourra en froisser plus d'un. Néanmoins, les fans du genre ne devraient pas passer à côté de ce titre.
Le Village WF

Graphismes
7 / 10Des graphismes en 3D plutôt chouettes quand on connaît les capacités de la Nintendo DS. Les univers sont vastes et varient plutôt bien.
Jouabilité
6 / 10La prise en mains est simple et rapide. Le fait de pouvoir customiser ses touches d'actions est vraiment un plus, comme le timing pour enchainer les combos. Point noir : la caméra qui en énervera plus d'un.
Son
7 / 10Les thèmes musicaux retranscrivent bien l'ambiance dans laquelle on est plongé. Phantasy Star Zero ne déçoit pas de ce côté
Durée de vie
7 / 10Il vous faudra beaucoup d'heures pour venir à bout du soft, qui plus est le multi-joueurs prolongera largement l'expérience de jeu. Par contre est-ce que certains oseront tout recommencer avec chacune des races du jeu ? On en doute.
Fun
6 / 10On prend quand même notre pied, si on arrive à faire l'impasse sur le fait que le jeu soit en anglais et une certaine répétitivité. Le multi-joueurs entre amis est là pour rehausser l'intérêt du soft.