Test de jeu / DS / Maestro ! Green Groove

- publié le 15 juillet 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :02/07/2010
- Genre :Plates-formes
La console portable aux deux écrans dont un tactile a permis aux créateurs de jeux de nous proposer des concepts ludiques tous plus étonnants les uns que les autres. Et pourtant cette pléthore de titres ne nous empêche pas de nous étonner et de nous émerveiller à chaque fois qu’un concept original sort. C’est ce qu’ont fait les développeurs du studio français Pastagames avec Maestro ! Green Groove.




J’ai la guitare qui me démange…
En préliminaire, il est important de signaler que Maestro ! Green Groove est un épisode tiré d’un jeu complet sorti en boîte le 30 octobre 2009, à savoir Maestro ! Jump in Music. Ce jeu revient donc aujourd’hui sous forme d’un premier épisode dématérialisé distribué via la plate forme DSiWare. Ce n’est pas le premier jeu qui se retrouve découpé en épisodes pour sortir comme ça. Un autre jeu musical a déjà eu cet honneur, il s’agit d’Electroplankton. Avec Maestro ! Green Groove, on reste dans le registre du jeu musical, mais il s’agit d’un vrai jeu avec un vrai challenge et une vraie progression.
Maestro ! Green Groove est un hybride entre un jeu musical de rythme et un jeu de plates formes. D’un côté, il faut faire avancer notre personnage en lui faisant récolter des fruits disséminés sur le parcours et en lui évitant les chutes. Et dans le même temps, il faut suivre le rythme de la musique car le personnage appelé Presto se déplace tout seul au rythme de la musique et c’est au joueur de l’aider à progresser dans le niveau en le faisant monter ou descendre le long des fils. Pour faire bouger Presto, on gratte la corde sur laquelle il court. Selon que l’on gratte du bas vers le haut ou du haut vers le bas, il montera ou descendra sur la corde supérieure ou inférieure. Attention toutefois à ne pas trop le faire descendre, sinon, c’est la chute assurée. Chute sans trop de conséquence, si ce n’est une perte de points et un mauvais score à l’arrivée. Sachant que chaque niveau est noté et qu’il faut au minimum un B+ pour accéder au niveau suivant, les chutes et les couacs sont très vite prohibés. Outre le fait d’aider notre héros à se déplacer dans les niveaux à scrolling horizontal, il y a d’autres gestes à effectuer dans le même temps. Des araignées sautent en l’air et il faut les toucher au bon moment, car si on les rate elles se jettent sur l’écran et explosent dans une bouillie verte. Certaines cordes sont en surbrillance, et cette surbrillance se réduit au fur et à mesure. Il s’agit alors de gratter cette corde au moment où la surbrillance est minuscule et qu’elle a presque disparue. Gratter la corde en rythme apporte des points. Plus le joueur est dans le tempo, plus des petits oiseaux verts se mettent à suivre Presto. Inversement, plus on rate de notes, et plus les risques sont grands de voir des fausses notes rouges se mettre à suivre notre malheureux héros.




Alors je gratte un petit peu.
Si le jeu original de Pastagames, Maestro ! Jump in Music, proposait une playlist assez variée, ce n’est pas le cas pour cet opus. En effet, seuls trois morceaux sont disponibles et uniquement des morceaux classiques. Pas n’importe lesquels cependant, puisqu’on jouera sur l’air de la Cinquième Symphonie de Ludwig Von Beethoven, sur l’air de la Symphonie n°9 en Mi Mineur ou Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvorak. Et enfin sur l’air de la Nocturne n°2 Opus 9 de Frédéric Chopin. Chaque morceau est très connu pour diverses raisons. La Symphonie du Nouveau Monde a accompagné les premiers pas de l’homme sur la lune car Neil Armstrong en avait emmené un enregistrement avec lui lors de la mission Apollo 11. La Cinquième Symphonie de Beethoven a eu droit à des paroles grâce à Pierre Dac et Francis Blanche, sous le titre de « La Pince à Linge ». Une version française qui mérite d’être écoutée…
Pour en revenir au jeu, ces morceaux sont suffisamment connus pour ne pas effrayer les joueurs quels qu’ils soient. Et même si on ne les connaît pas en commençant, on finira par les fredonner sans souci par ce qu’on y reviendra souvent. C’est là que le faible nombre de titres montrer ses aspects bénéfiques et négatifs. C’est bénéfique car en jouant et rejouant les mêmes morceaux, la difficulté en s’intensifiant ne sera pas problématique car on aura le titre dans l’oreille et on saura comment appréhender les passages difficiles. C’est négatif, car trois titres seulement, cela limite les possibilités d’y rejouer surtout si on n’accroche pas trop avec la musique classique.
La partie aventure du jeu se déroule selon une progression en spirale. On va commencer par trois niveaux en difficulté facile, puis on affrontera un premier boss. Les trois niveaux suivant seront en difficulté normale, et on rejouera les trois morceaux. On affronte un second boss et on reprend les trois mêmes morceaux en mode difficile. Un dernier boss et Maestro ! Green Groove est terminé. Il faut donc espérer que les développeurs nous sortiront rapidement d’autres épisodes avec d’autres types de musiques. Il reste quand même encore deux modes de jeux quand l’aventure s’achève. Le mode partie rapide qui permet de rejouer chaque morceau pris séparément et d’améliorer son score. Le mode improvisation permet de jouer chaque morceau sans le stress du score final. Avant de se lancer et d’improviser, on peut choisir la vitesse du morceau de très lent à très rapide selon dix tempos différents. On peut aussi choisir le son que feront les cordes quand on les grattera, un son de guitare, de mandoline, de harpe, de sitar. Enfin, on pourra aussi choisir le son des tambours avec neuf choix possibles. Au final, même si cet épisode est finalement très court, il n’en reste pas moins un excellent amusement et une belle entrée en matière sur le DSiWare pour les développeurs.
• Un système de jeu simple et efficace.
• Le prix de 500 points Nintendo.
• Seulement de la musique classique.
• La brièveté du titre.
Verdict
Le DSiWare permet de donner une seconde chance à des jeux sortis en boîte et redistribués par la suite sous forme dématérialisée par épisodes. Cela permet de découvrir un jeu à peu de frais et d'attendre les épisodes suivants, ou pour les plus impatients de se procurer le jeu en boîte. Pour 500 points Nintendo, voilà un jeu fun et rafraichissant pour les possesseurs de DSi. Une aventure musicale qu'il faut faire pour passer de bonnes vacances en musique.
Le Village WF

Graphismes
7 / 10Les graphismes sont plutôt mignons. On ne s'y attarde pas trop en jouant si on veut garder le rythme.
Jouabilité
8 / 10Tout se joue au stylet. Le héros Presto répond parfaitement, on gratte, on frappe sur l'écran tactile et ça fonctionne bien.
Son
8 / 10Malgré le nombre limité de titres, le choix des morceaux classiques est excellent.
Durée de vie
4 / 10Le mode aventure se plie en une grosse heure pour les meilleurs, le double pour les autres. Le mode improvisation permettra de faire durer le plaisir un temps.
Fun
8 / 10Sur un concept original, les développeurs de Pastagames ont su créer un jeu addictif, fun, drôle et suffisamment corsé pour donner un vrai bon challenge même s'il est court.