Test de jeu / DS / Ace Attorney Investigations : Miles Edgeworth

- publié le 2 mars 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :19/02/2010
- Développeur :Capcom
- Distributeur :Capcom
- Genre :Aventure
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C’est avec une certaine impatience que l’on attendait ce nouvel opus de la saga des Ace Attorney, tout simplement parce que cette fois ci, nous n’interprétons plus le jeune avocat Phoenix Wright, mais son plus grand adversaire : le procureur Miles Edgeworth, connu dans nos contrées sous le nom de Benjamin Hunter. Alors qu’en est-il ? Eléments de réponse dans notre test complet.Objection votre honneur !Si Ace Attorney Investigations : Miles Edgeworth apporte quelques nouveautés, tout commence par le fait que l’on se glisse dans la peau du procureur le plus fashion et le plus sûr de lui, j’ai nommé : Miles Edgeworth (ou Benjamin Hunter). Beaucoup de monde le juge snob dans sa tenue plutôt extravagante (costume couleur vin à gros col avec un mouchoir ? ah non, c’est un … schmilblick), et en effet, vous pourrez constater tout au long du jeu ses attitudes pour le moins hautaines. Mais cette attitude n’est là que pour une raison : Miles se veut implacable lorsqu’il s’agit de démontrer la culpabilité du suspect. Avec son esprit vif et tranchant, il est devenu procureur à l’âge de 20 ans après avoir été le disciple de Manfred Von Karma. Il connaît donc sa fille, qui aime à fouetter les gens (brrrr ! un peu de fan-service voulez-vous) dont le fameux Dick Gumshoe (Dick Tective chez nous).
Si vous semblez un peu perdu et vous demandez pourquoi ce sont les noms anglais des personnages qui sont mis en avant, c’est tout simplement parce que Capcom a mis sur notre marché ce nouvel opus dans la langue de … Shakespeare. Aucune traduction n’a été faite pour les descendants de Molière et Voltaire. Un comble pour un jeu où il faut décortiquer les témoignages des personnages et trouver la faille, dans une nuance, une omission, que l’on peut difficilement intercepter si l’on n’a pas un bagage technique suffisant en anglais. Bien sûr dans les faits, le gameplay du jeu fait que l’on peut faire avancer l’histoire sans trop de soucis, mais alors on ne comprend pas forcément tous les tenants du scénario. Le plus dramatique concernera les expressions, humoristiques ou non, les jeux de mots, qui n’auraient aucun sens à être traduit mot à mot en français. Ce gros défaut diminue quelque peu l’attrait du soft. Mais ce n’est pas une raison pour le bouder !

Not so fast mon petit monsieur !L’autre grande nouveauté dans le gameplay du jeu est le fait que l’on se déplace à la 3e personne sur les lieux du crime. On inspecte ainsi minutieusement chaque recoin de la pièce, chaque objet qui s’y trouve afin de trouver des indices nous permettant d’avancer dans l’intrigue. Et si quelque chose nous semble être en contradiction avec les témoignages, il faudra pointer ce qui ne va pas et montrer la preuve qui contredit le tout. Des plus qui nous plongent un peu plus profondément dans le scénario du jeu. Ajoutons à cela le nouveau bouton « logique » : Miles est un procureur très intelligent, mais il va falloir l’aider en reliant deux faits, distincts l’un de l’autre, entre eux pour qu’il trouve un nouvel élément clé de l’énigme. Un pistolet où une seule balle manque dans le barillet ? Deux impacts de balles ? Mais c’est élémentaire mon cher Wat… Dick ! Il devait y avoir deux armes différentes. Si l’idée est bonne, on trouvera quand même certaines « logiques » un peu grossières ou inadaptées, surtout quand l’intuition du joueur est plus vive que celle du personnage qu’il joue. Bien sûr entre les phases d’investigations et de réflexion, on interrogera les témoins, comme si l’on était au tribunal, sans y être. Et il faudra les « presser » dans leurs témoignages afin de faire apparaitre les failles ou obtenir de nouvelles informations. A ce jeu là, on trouvera assez jouissif d’interroger le témoin avec la personnalité de Miles Edgeworth. Et voir comment au fur et à mesure que notre cher procureur démonte un à un les dires de la personne visée, cette dernière perd ses moyens, perdant tout contrôle sur ses gestes. On adore !
En tout, il y a cinq enquêtes à résoudre, toutes reliées les unes aux autres autour d’un même personnage : Miles Edgeworth. Décidemment il n’est pas en vaine. Qui diable a osé commettre un meurtre dans son bureau et pourquoi? C’est sur cette première affaire que va débuter le jeu, pour ensuite vous ramener en arrière, dans le passé du procureur, lorsqu’il n’avait que 20 ans, et qu’il a fait ses premières armes lors d’un double homicide au sein même du tribunal. On ne vous en dévoilera pas plus sur le scénario du jeu, car celui-ci est vraiment intéressant. Alors, à vous de jouer !

• Les phases d'investigations
• Jouer Miles Edgeworth alias Benjamin Hunter
• Les graphismes
• Jeu uniquement disponible en anglais
• Des moments trop tarabiscottés
Verdict
En nous proposant de mener les enquêtes directement sur le terrain à travers le personnage charismatique qu'est le procureur Miles Edgeworth (Benjamin Hunter), Capcom a su créer un nouvel élan pour son jeu de réflexion. Les enquêtes proposées sont prenantes, quoi qu'un peu tiré par les cheveux à certains moments. On regrettera juste le choix de l'éditeur qui a été de ne pas traduire en français le jeu. Un opus pour tous, que l'on soit fan ou curieux.
Le Village WF

Graphismes
8 / 10Des graphismes tout en 2D, colorés à souhait. On retrouve le côté " personnages de manga " avec grand plaisir et on aime les mimiques de chacun. On aurait espéré avoir quand même plus d'expressions vu le peu de difficulté graphique que le jeu demande.
Jouabilité
7 / 10Le jeu a été bien pensé pour pouvoir fonctionner avec ou sans le stylet. On apprécie le fait d'explorer les lieux du crime et le système de " logique " mis en place. Les seuls moments qui nous bloqueront seront dus à un bagage en anglais insuffisant.
Son
7 / 10L'ambiance sonore est agréable et correspond bien à celles des précédents volets. Normal, on a réutilisé quelques thèmes, histoire de plaire aux fans de la série sans doute.
Durée de vie
8 / 10Il vous faudra environ 30 heures pour résoudre les 5 énigmes proposées. Un peu plus, un peu moins selon vos capacités linguistiques dans la langue de Shakespeare.
Fun
7 / 10On est happé par le jeu du début à la fin. Jouer un personnage aussi sûr de lui que Miles Edgeworth nous procure un réel plaisir, surtout lorsqu'on lui fait commettre des erreurs.